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Charles
Pouliot,
constructeur du premier moulin de l'île
d'Orléans
- En généalogie, la
recherche progresse sans cesse. Des milliers de
Québécois désireux de connaître leurs racines
scrutent chaque jour les registres de l'état
civil, les contrats notariés anciens et autres
sources documentaires. Il en résulte souvent des
trouvailles qui jettent un nouveau jour sur
l'existence des ancêtres.
- Chez les
Pouliot, par exemple, on crut tout d'abord que
trois frères étaient leurs ancêtres. L'un
d'eux, disait-on, se prénommait Antoine et
était originaire de Villefagnan, non loin
d'Angoulême. Après avoir abjuré le calvinisme,
Antoine Pouyault fonda un foyer à Québec en
1670, mais il n'en naquit pas de fils, ce qui ne
pouvait favoriser la perpétuation du patronyme.
Un deuxième, Pierre, était un Poulliard né à
Valence, également près d'Angoulême; lui aussi
contracta une union à Québec, en 1667, mais
celle-ci demeura sans postérité. De ces
constatations, le généalogiste Archange Godbout
concluait, dès 1648, que tous nos Pouliot
avaient un ancêtre commun prénommé Charles et
originaire de Saint-Cosme-de-Vair.
- Dans
l'église de cette dernière commune, une
inscription cite les noms de 13 pionniers nés
dans la région immédiate et qui sont partis
pour la Nouvelle-France, et celui de Pouliot y
figure. Saint-Cosme-de-Vair est à mi-chemin
entre Mortagne-au-Perche et le Mans, sur la D
301. De Mortagne, la D 938 conduit à Bellême
(17 km) puis à Igé (7 km) pour devenir la D 301
au moment où l'on passe du département de
l'Orne à celui de la Sarthe. Saint-Cosme n'est
qu'à 7 Km d'Igé.
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- Né de
Jean Pouliot et de Jeanne Jouseph ou Josse en
avril 1628, l'ancêtre Charles semble être parti
de Bellême pour se fixer en Nouvelle-France. En
1662, par-devant le notaire Guillaume Audouart,
il signait un contrat de mariage avec une
Parisienne, Marie Fayet, mais l'entente fut
annulée; la même chose s'était produite
l'année précédente avec un autre prétendant,
Jean Durand. Charles jeta alors son dévolu sur
Françoise Meunier, fille de Mathurin et de
Françoise Fafard. C'est Claude Auber, le premier
notaire de la seigneurie de Beaupré, qui
rédigea le contrat, le 5 juin 1667. Le mariage
fut célébré le même jour.
- Charles
Pouliot était maître charpentier, mais il
excellait sans doute dans la construction des
moulins, l'un des équipements essentiels que les
seigneurs devaient mettre à la disposition de
leurs censitaires. Un descendant du pionnier, M.
Conrad Pouliot, a décelé cette spécialisation
en consultant des contrats du XVIIe siècle (voir
les Mémoires de la Société généalogique
canadienne-française, vol.XIV,pp.14-15). Ainsi,
c'est Charles Pouliot qui construisit le premier
moulin à farine de l'île d'Orléans, un mandat
qui lui fut confié par l'abbé Charles de
Lauzon, seigneur de Charny. Ce dernier, fils d'un
ancien gouverneur de la colonie, s'était fait
prêtre après être devenu veuf, et il avait
lui-même agi comme gouverneur intérimaire
après le départ de son père. En 1668,
c'est Mgr François de Laval qui, en sa qualité
de seigneur de l'île d'Orléans, fait appel à
ses services pour réparer la charpente d'un
autre moulin banal de l'île, mais la tâche
semble impossible puisque, deux ans plus tard,
l'abbé Jean Dudouyt, mandataire de l'évêque,
lui confie le soin de reprendre toute la
charpente qu'un autre artisan avait établie
avant lui. Plus tard, lorsque Jean Juchereau de
la Ferté voudra doter d'un moulin sa seigneurie
de Maur (dont le bourg allait devenir l'actuelle
municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures, un
peu en amont de Québec), c'est à Charles
Pouliot qu'il s'adressera. Comment s'en étonner?
Le maître charpentier n'avait-il pas épousé
une demoiselle...Meunier?
- Le couple
Pouliot/Meunier eut 11 enfants. L'avant-dernier
ne fut qu'ondoyé, étant probablement mort-né,
et le dernier ne vécut que quelques jours. Mais
sept des neuf autres fondèrent des foyers, trois
des fils avec les soeurs Chabot, et l'une des
filles avec un frère de ses belles-soeurs.
- Charles,
qui était dit La Clergerie, épousa Marie
Chabot, fille de Mathurin et de Marie
Mésangé, en 1689 (7
enfants dont 3 fils ); il contracta une
deuxième union, en 1703, avec Geneviève
Crépeau, fille de Maurice et de Marguerite
Laverdure et veuve de Jean-Baptiste Pichet (9
enfants dont 5 fils).
- Le
deuxième fils, Adrien, semble être décédé
célibataire. Puis survint un troisième,
Marc-Antoine, qui mourut avant son dixième
anniversaire. Le suivant, Antoine, unit sa
destinée à celle de Marie-Louise Chabot, soeur
de Marie (sans postérité). Jean, né en 1674,
conduisit à l'autel, en 1697, Madeleine Audet,
fille de Nicolas et de Madeleine Després (9
enfants dont 5 fils).
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- Deux
filles vinrent ensuite babiller sous le toit
familial, Françoise et Jeanne. En 1692, la
première épousa Joseph Chabot, frère des
soeurs déjà mentionnées, et lui donna 13
enfants. En 1703, Jeanne disait oui à Joseph
Audet dit Lapointe: six enfants.
- Le
dernier des fils qui se soit marié, André,
épousa tout d'abord Marguerite Chabot, soeur de
Marie et de Marie-Louise, de même que de Joseph;
elle décéda quatre ans plus tard, lui ayant
donné une fille et un fils. André contracta une
deuxième union, avec Francine Manseau, fille de
Jacques et de Marguerite Latouche: 15 enfants
dont six fils.
- Enfin,
Marguerite, la benjamine des filles, se laissa
conduire à l'autel en 1706, par François
Manseau, et lui présenta sept enfants avant de
décéder en 1717.
- L'ancêtre
Charles Pouliot devait être l'un des pionniers
de la belle paroisse de Saint-Laurent, dans
l'île d'Orléans. C'est là d'ailleurs que les
recenseurs le trouvent en 1681; lui et son
épouse, Françoise Meunier, ont encore sept
enfants avec eux; ils ne cultivent que six
arpents et possèdent cinq bêtes à cornes. On
le comprend facilement, Charles ayant surtout
gagné sa vie comme maître charpentier. C'est
là qu'il décédera.
- A
Saint-Laurent, un court chemin montant conduit à
une magnifique maison ancestrale qui porte le
numéro civique 1506, chemin Royal. Elle est
située sur la terre même dont Charles Pouliot
fut le censitaire jusqu'à sa mort, en 1699. Une
inscription y rappelle depuis 1967 la mémoire de
l'ancêtre et de son épouse.
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Hommage
- à
- Charles Pouliot
- Valeureux
ancêtre de tous les Pouliot d'Amérique
- Baptisé
le 2 avril 1628, à St-Cosme-de-Vair, France.
- Marié à
Ste-Anne-de-Beaupré, au début de juin 1667,
- avec
Françoise Meunier.
- Censitaire
de cette ferme jusqu'à sa mort, en 1699.
- Tricentenaire
de ce mariage
- célébré
les 24 et 25 juin 1967.
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- Extrait
de: Portraits de familles pionnières de Robert
Prévost
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- En
juillet 1982, les familles Gagnon, Rouleau,
Giguère et Pouliot de l'île d'Orléans
proposèrent un pacte d'amitié au maire Jacques
Nortier, de Tourouvre. Depuis lors, l'ancienne
place du Champ-de-Foire, devant la mairie, porte
le nom de place
Saint-Laurent-en-l'Ile-d'Orléans.
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- INSCRIPTION
à VENIR
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- Cette
inscription rappelle, en l'église de
Saint-Cosme-en-Vairais, la mémoire d'une
douzaine de pionniers, mais on estime que plus
d'une trentaine nous sont venus des anciennes
paroisses de Saint-Cosme-de-Vair, de
Notre-Dame-de-Vair et de Champaissant.
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- Courte
notice de notre premier ancêtre
- CHARLES
POULIOT
- Il est
reconnu, aujourd'hui, que tous les POULIOT, nés
en Amérique du Nord, descendent de CHARLES
POULIOT, fils de Jean Pouliot et de Jeanne Josse,
baptisé le 9 avril 1628, à Saint-Cosme-de-Vair,
dans l'ancien département du Perche (France)
aujourd'hui, département de la Sarthe. Enrôlé
par Robert Giffard, propriétaire de la
seigneurie de Beaupré, CHARLES POULIOT, maître
charpentier, arriva au Canada, vers 1650.
- D'après
le contrat de mariage passé le 15 juin 1667,
devant Claude Auber, notaire en la
Nouvelle-France, CHARLES POULIOT (39 ans) maria
à Sainte-Anne-de-Beaupré, en juin 1667,
FRANÇOISE MEUNIER (14 ans) fille de Mathurin
Meunier et de Françoise Fafart, premier mariage
de Français, à Ville-Marie, le 3 novembre 1647.
- Nos
premiers ancêtres, CHARLES POULIOT et FRANÇOISE
MEUNIER, vécurent, d'abord, un an et quelques
mois, à Sainte-Anne-de-Beaupré, dans la maison
du beau-père Mathurin Meunier. Leur premier
enfant, Charles, fut baptisé à Château-Richer
(1668) dont le territoire de
Sainte-Anne-de-Beaupré, non encore érigé en
paroisse, faisait partie.
- En 1670,
nous les retrouvons établis à Sainte-Famille,
île d'Orléans, où six autres enfants sont nés
et baptisés. Après dix ans en ce séjour, vers
1680, ils ont acquis un domaine à Saint-Laurent,
près de l'église d'aujourd'hui où ils
vécurent encore vingt ans. Ils eurent, en tout,
onze enfants dont quatre garçons et trois filles
aboutirent au mariage.
- Depuis
trois cents ans, des familles POULIOT se sont
succédées sur cette terre ancestrale. On y
accède par une montée située face à l'église
Saint-Laurent, à gauche, passé le cimetière.
Aujourd'hui, une plaque commémorative honore la
mémoire du premier ancêtre CHARLES POULIOT.
- Si CHARLES
POULIOT ne sut jamais lire, ni écrire, il savait
à la perfection son métier de charpentier,
appris de son père. C'est lui qui construisit à
Sainte-Famille, le premier Moulin à Vent de
l'île d'Orléans pour Messire Charles de Lauzon,
fils d'un des premiers gouverneurs de la
Nouvelle-France, marché passé devant Michel
Fillion, notaire royal, le 8 août 1664.
- Dans les
actes notariés, nous trouvons également, un
autre contrat de moulin à vent en l'île
d'Orléans, marché passé devant Gilles Rageot,
notaire, où tous les titres de noblesse sont
déclinés: «furent présents, en leurs
personnes: illustrissime et révérendissime
personne Messire François de Laval, Évêque de
Pétrée Vicaire Apostolique en la
Nouvelle-France et nommé par le Roy premier
évêque du dit Pays d'une part et CHARLES
POULIOT, Me charpentier, demeurant en l'île
d'Orléans du côté sud d'autre part...etc. Le
tout fait et passé en l'hôtel épiscopal du dit
Seigneur évêque, en date du 26 février 1668,
en présence du Guillaume Roger, notaire et de
Athanase Hubout témoins demeurant au dit Québec
qui ont avec les dit seigneur évêque et notaire
signé et a le dit POULIOT déclaré ne savoir
signer de ce interpellé suivant l'ordonnance.
- ont
signé: François, Évêque de Pétrée - Roger -
Athanase Hubout -
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Rageot, notaire.
- CHARLES
POULIOT mourut le 16 août 1699, à l'âge de 71
ans et fut inhumé dans l'église de
Saint-Laurent, I.O.
Voici les générations qui se sont succédées
- sur la terre
ancestrale des POULIOT
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- 1. CHARLES
POULIOT et FRANÇOISE MEUNIER:
- mariés
à Sainte-Anne-de-Beaupré en juin 1667, ils
demeurent deux ans à Sainte-Anne et dix à
Sainte-Famille, I.O. En 1679, Charles Pouliot
devient possesseur de la Terre No 36 de la
paroisse Saint-Paul qui deviendra par la
suite paroisse Saint-Laurent, I.O. - Charles
Pouliot meurt le 16 août 1699, à 71 ans.
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- 2. JEAN POULIOT
(fils de Charles et de Françoise Meunier)
- né le 20
décembre 1674, à Sainte-Famille, I.O.
- marié en
février-mars 1697, à Saint-Jean, I.O. à
M.-Madeleine Odet-Lapointe
- décédé
le 3 juin 1745, à Saint-Laurent, I.O. à 70 ans
et 6 mois.
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- 3. FRANÇOIS
POULIOT (fils de Jean et de M.-Madeleine
Odet-Lapointe)
- né le 27
février 1708, à Saint-Laurent, I.O.
- marié:
1o le 19 février 1733, à Saint-Laurent, I.O.,
à Marguerite Ruel
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2o le 17 janvier 1735, à Saint-Laurent, I.O., à
M.-Madeleine Chabot
- décédé
le 29 mars 1785, à Saint-Laurent, I.O., à 77
ans.
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- 4. PIERRE
POULIOT (fils de François et de M.-Madeleine
Chabot)
- né le 23
mai 1749, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
24 octobre 1774, à Saint-Laurent, I.O., à
Geneviève Godbout
- décédé
le 8 juillet 1822, à Saint-Laurent, I.O., à 73
ans.
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- 5. PIERRE
POULIOT (fils de Pierre et de Geneviève Godbout)
- né le 28
août 1775, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
21 juillet 1801, à Saint-Laurent, I.O., à
Thérèse Denis-Lapierre
- décédé
le 3 avril 1845, à Saint-Laurent, I.O., à 69
ans et 7 mois.
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- 6. AMBROISE
POULIOT (fils de Pierre et de Thérèse
Denis-Lapierre)
- né le 14
février 1807, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
17 février 1840, à Saint-Laurent, I.O., à
Geneviève Plante
- décédé
le 31 décembre 1878, à Saint-Laurent, I.O., à
71 ans et 11 mois.
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- 7. PIERRE-LUC
POULIOT (fils d'Ambroise et de Geneviève Plante)
- né le 2
juillet 1841, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
18 avril 1871, à Saint-Pierre, I.O., à
Joséphine Poulin
- décédé
le 3 novembre 1906, à Saint-Laurent, I.O., à 65
ans.
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- 8. SAMUEL
POULIOT (fils de Pierre-Luc et de Joséphine
Poulin)
- né le 29
août 1876, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
28 juin 1909, à Saint-Jean, I.O., à Laura
Thivierge
- décédé
le 30 mai 1964, à Saint-Laurent, I.O. à 87 ans
et 9 mois.
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- 9. ALEXANDRE
POULIOT (fils de Samuel et de Laura Thivierge)
- né le 21
juin 1910, à Saint-Laurent, I.O.
- marié le
2 juin 1954, à Saint-Jean, I.O., à Thérèse
Fortier
- décédé
(j'ignore la date de son décès mais je sais
qu'un fils a pris la relève pour la 10e
génération)
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