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ORIGINE DU NOM
«BIBEAU» |
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Le nom Bibeau vient du fait que le fondateur de notre famille était
un bibau, c'est-à-dire un soldat dont les armes consistaient en une
lance ou une arbalète. Le premier qui portait notre nom était donc
un bibau ou un soldat. Les gens de son entourage lui donnèrent ce
sobriquet qui persista ainsi sa vie durant. De sorte que ses enfants
gardèrent son nom de Bibau ou Bibeau qui constitua leur nom de famille.
En effet, avant le XIIe siècle, les membres d'une même famille n'avaient
qu'un prénom; à partir de ce temps, ils s'adjugèrent un nom de famille
pour se conformer aux prescriptions royales. Ce nom de
Bibeau, d'abord sobriquet puis ensuite nom de famille, a persisté
à travers les siècles. Il a voyagé en France de génération en génération
et s'est étendu jusqu'au rivage de la mer. Puis il franchit l'Atlantique par notre premier
ancêtre canadien, François Bibeau, en l'an 1660, et s'est installé
solidement au pays du Québec. Notre nom a eu au Canada différentes
orthographes. Notre premier ancêtre canadien signait le sien «françois
bibaud» et ses descendants jusqu'à nos jours ont écrit Bibaud, Bibaut,
Bibault, Bebo, Bibo, Beabeau, Bibeault et Bibeau. Ces noms différents par l'orthographe ont la même prononciation
qui est exactement celle du nom original Bibaud.
Cette explication de l'origine du nom Bibeau semble
douteuse. Elle serait plutôt : BIBERON, dérivé du latin bibere, boire,
a désigné en ancien français le goulot d'un vase, un vase à goulot,
sobriquet de buveur.
Selon le dictionnaire étymologique des noms de familles
de Marie-Thérèse Morlet
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LA
ROCHELLE
VILLE NATALE DE FRANÇOIS BIBEAU NOTRE
PREMIER ANCÊTRE CANADIEN |
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Notre premier ancêtre canadien s'appelait
François Bibeau. Il naquit à La Rochelle, en l'an 1642, du
mariage de Jacques Bibeau et de Jeanne Loiseau de La Rochelle est
située au sud de la France, sur l'Atlantique, en face des îles de
Ré et d'Oléron. Le port de La Rochelle, protégé par ces deux îles,
est considéré comme le plus sûr du golfe de Gascogne; il est facile
d'accès, même pendant les gros temps, ce qui en fait un excellent
port de refuge. Disons de suite que La Rochelle sera, durant tout
le XVIIe siècle, le point de départ de toutes les expéditions ou recrues
destinées au Canada. La ville de La Rochelle, quoique modernisée par
des travaux récents, a conservé en partie la physionomie du passé.
Un certain nombre de rues sont bordées de porches; le pavé est une
vraie collection minéralogique apportée de tous les points du golfe
par les navires lestés de jaspes, de quartz, de granits et de porphyres.
François Bibeau fut baptisé à La Rochelle, dans l'église paroissiale
de Notre-Dame-de-Cogne, qui en ce temps-là, 1642, était construite
depuis à peine vingt ans. Cette église existe encore aujourd'hui,
vieille de trois siècles, elle est dominée par un clocher récent que
surmonte une flèche. Notre premier ancêtre fit la traversée au Canada,
au printemps de 1660. Il alla s'agenouiller dans l'église de sa paroisse,
confia à Notre-Dame l'heureuse issue de son voyage, embrassa une dernière
fois tous les membres de sa famille et s'embarqua vers le Nouveau
Monde avec un groupe considérable de nouveaux colons.
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FRANÇOIS BIBEAU
FUT UN VÉRITABLE COUREUR DE BOIS |
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À son arrivée au pays, François se fixa aux
Trois-Rivières. Il s'aperçut que le seul commerce qui
était véritablement rémunérateur était la traite des
pelleteries. Notre premier ancêtre se fit donc coureur de bois. Il s'aventurait
avec quelques compagnons dans des régions les plus
éloignées, où il trafiquait avec les sauvages; en
retour d'eau-de-vie ou de quelques autres menus effets,
tels coutelets, miroirs, etc... Les Français recevaient
des fourrures d'une très grande valeur. La vie des coureurs de bois
avait de grands charmes mais aussi de grands risques.
Perdus au sein des bois, éloignés de toute
civilisation, les coureurs de bois ne pouvaient compter
sur la protection de la loi. Ils allaient de tribu en
tribu, quelquefois en grande amitié avec leurs hôtes
sauvages, d'autres fois laissant leur chevelure, sinon
leur vie dans quelque bourgade. Le commerce de coureur de bois était
permis par la loi, au commencement de la colonie. Par un édit de 1774, ce
métier devint illicite et, les sauvages devaient
eux-mêmes apporter leurs fourrures sur le Saint-Laurent
où l'échange avec les Français était permis. Notre premier ancêtre
s'occupa de ce commerce des pelleteries pendant dix ans,
soit de 1661 à 1671.
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